Le Sun Trip Tour 2019 dans le magazine 200 !

Le magazine 200 fait du vélo une aventure quotidienne, on y sent un amour du vélo sous toutes ses formes, il accorde des lettres de noblesse à la petite reine, qu’il s’agisse du vélo en ville, en pleine nature, en montagne, sur toutes les routes de France, d’Europe et d’ailleurs. Le magazine 200 ne fait pas de ségrégation entre les cyclo-sportifs, les compétiteurs, les cyclotouristes, les voyageurs, les aventuriers…
C’est pour cela qu’il a consacré un article de 8 pages aux participants du Sun Trip, et relate leurs aventures tant sur le plan humain que technique et sportif.

Un numéro disponible dans les kiosques jusqu’à fin janvier 2020

Sun Trip Tour : l’ambiance du 13 juillet en photo!

Retrouvez toute l’ambiance et les paysages du 8ème jour du Sun trip Tour 2019 dans l’album photo du 13 juillet, de Chamonix à Bourg-Saint-Maurice : la réparation du levier de changement de vitesse, la montée au col des Saisies, les paysages magnifiques du Cormet de Roselend…

Photos + courtes vidéos :

L’album photo du 12 juillet, de Divonne-les-Bains à Chamonix

Retrouvez les images des péripéties du 7ème jour du Sun trip Tour 2019 : le parcours tranquille en compagnie de Ralf, de Divonne-les-Bains jusqu’à Sallanches où nous a rejoint Jean, et après Sallanches, le cours de la journée qui bascule après un passage malencontreux chez un vélociste, la pause indispensable à une fête de village, et l’arrivée tardive à Chamonix suite aux problèmes techniques.

Sun Trip Tour : l’ambiance du 6 juillet en photo!

Retrouvez toute l’ambiance du premier jour du Sun trip Tour 2019 dans l’album photo du 6 juillet : la présentation des vélos sur la place de l’Hôtel de Ville du Puy-en-Velay, les premiers kilomètres à travers les paysages de la Haute-Loire, la vallée de l’Allier jusqu’à Saint-Flour.

Photos + courtes vidéos :

Sun Trip Tour : bilan des distances parcourues et des dénivelés

Ce Sun Trip Tour 2019 était légèrement plus sportif que l’édition de 2017, un peu plus de kilomètres et plus de dénivelé. Mais chacun gardait la liberté de choisir les itinéraires les plus faciles ou les plus difficiles. Et les suntripeurs qui rêvaient de remporter la challenge du meilleur grimpeur ont dû faire exploser leurs compteurs, surtout pour les dénivelés plus que pour les distances!
Pour moi, les itinéraires étaient contraints par les différentes réparations à effectuer plus par les défis sportifs. Mais j’ai quand-même réussi à passer des cols réputés difficiles, comme le col de Finestre et le col d’Agnel, avec des paysages magnifiques.

Date juilletDépartArrivéeDuréeDistanceDénivelé+Trace GPS
3DijonL'Arbresle06:38201 km1410 m
6Le-Puy-enVelaySaint-Flour05:47102 km1867 m
7Saint-FlourCheylade03:5061 km1137 m
8CheyladeSaint-Ours05:56116 km1938 m
9Saint-OursL'Arbresle07:26188 km1699 m
10L'ArbresleVillars-les-Dombes02:3154 km392 m
11Villars-les-DombesDivonne-les-Bains05:52134 km1666 m
12Divonne-les-BainsChamonix07:14133 km1809 m
13ChamonixBourg-St-Maurice06:45126 km3032 m
14Bourg-St-MauriceLanslebourg04:1480 km2280 m
16LanslebourgPinerolo05:48113 km2658 m
17PineroloMolines-en-Queyras07:58124 km2664 m
18Molines-en-QueyrasAspres-sur-Buëch05:06136 km2311 m
19Aspres-sur-BuëchCrest02:59102 km719 m
20CrestValence01:1436 km216 m
TOTAL1 781 km26 170 m

Prendre le train avec un vélo solaire !

L’after Sun Trip Tour : de Valence à Dijon en passant par Châlon-sur-Saône

Le 20 juillet, je pars de Valence en TER pour rejoindre Châlon-sur-Saône. Je mets à profit l’idée qui a guidé la conception de mon véhicule solaire: pouvoir prendre le train.
Principes:
– un vélo standard est toujours accepté dans les TER et dans certains TGV,
– la remorque est acceptable avec le panneau à la verticale, elle ne prend pas plus de place qu’un vélo.
Pour l’instant, j’ai pris le train un douzaine de fois en France et en Suisse, je ne me suis jamais vu opposer de refus. Touchons du bois!

Au besoin, on peut réduire la longueur en faisant glisser le 3ème panneau sur le 2ème, en moins de 10 minutes.

Dans certains trains (TGV et Lyria), on peut créé l’équivalent d’une housse avec des sacs poubelle et du gros scotch (et pour le vélo, démontage des roues, et quand j’ai le temps, des pédales et du guidon, avant de le mettre en sac).

Le 21 juillet, je termine à vélo le retour sur Dijon, à 34 km/h de moyenne.

L’arrivée à Valence : fin du Sun Trip Tour ?

Sun Trip Tour – 20 juillet, 15ème et dernier jour !
Derniers kilomètres, une trentaine du camping de Gervanne à Valence. Nous nous rassemblons un peu avant pour entrer escortés par la police municipale dans le centre ville.
Arrivée solennelle sur la place de la Fontaine monumentale autour de laquelle nous installons nos vélos. Nous partageons cette belle aventure avec le public venu à notre rencontre. Remise des récompenses pour les différents challenges.

Nous pique-niquons tous ensemble et partageons encore les moments vécus, les envies, les projets…
C’est avec une certaine émotion que vient le moment des aurevoirs car certains vont partir dès cette après-midi. D’autres se retrouveront pour une dernière soirée collective autour d’un repas.
Je quitte la place pour me rendre à la gare SNCF toute proche. Mon vélo prendra place dans le TER qui me ramènera chez moi.
C’est la fin du Sun Trip Tour?
Oui, mais l’aventure continuera de vivre longtemps au fond de chacun de nous.

D’Aspres-sur-Buëch à Crest

Sun Trip Tour – 19 juillet, 14ème jour
Aujourd’hui, les paysages de montagne sont derrière nous, nous entrons dans la Drôme. Un dernier petit col, le col de Cabres, rassemble les suntripeurs autour d’un café, ainsi que Gilbert et Jean en chômage technique.

A midi, autour d’un bassin naturel de la Drôme, nouveau rassemblement de suntripeurs: de nombreux vacanciers se pressent pour voir nos vélos et discuter avec nous. Baignade rafraîchissante et lasagnes “maison” absolument délicieuses servies par le restaurant du site!

L’après-midi, nous continuons notre plongée en terre méridionale : garrigue, champs de lavande ou de tournesol rythment notre parcours. Nous nous retrouvons tous au camping de Gervanne qui nous accueille le soir autour d’un verre de “Clairette de Die Tradition” et de charcuterie locale.
Au repas, la Sun Trip Team nous annonce les récompenses aux différents challenges. Nous savourons pleinement le goût de l’aventure collective que nous venons de vivre.

De Molines-en-Queyras à Aspres-sur-Buëch

Sun Trip Tour – 18 juillet, 13ème jour
Réveil à 7h30: le soleil est déjà levé, lui! Je me lève sans tarder et j’oriente mes panneaux pour profiter au maximum de cette énergie bienvenue. Car hier, le col d’Agnel avait vidé ma batterie.
Le matinée sera belle, on traverse le Queyras, entre montagnes, gorges, torrents… La route descend presque continuellement et le soleil donne, on peut lâcher les Watts, le vélo file à toute allure!
A midi, pause déjeuner à Châteauroux-les-Alpes un bourgade charmante qui sait accueillir le visiteur: la place centrale ombragée, les tables et les chaises de bistrot autour de la fontaine invitent les cyclistes à s’y installer et à consommer les produits locaux sélectionnés par la jeune épicière de l’Épicerie des Lys et le pain tout chaud du boulanger.

L’après-midi, l’itinéraire tracé par Vécolo nous offre des routes pittoresques, avec un beau panorama sur le lac de Serre-Ponçon. Et il nous épargne les routes surchargées du fond de la vallée.
Arrêt forcé: je dois démonter à nouveau la roue arrière pour resserrer la roue libre. C’est devenu une routine, maintenant! Tout comme le ponçage des plaquettes de frein.

Agréable camping en aire naturelle à Aspres-sur-Buëch. Dîner en ville avec Paul, Francis et Daniele. Avant de me coucher, je n’oublie pas d’orienter les panneaux vers le soleil levant!

De Pinerolo à Molines-en-Queyras

Sun Trip Tour – 17 juillet, 12ème jour
Départ matinal de Pinerolo, chacun à son rythme. Les uns se dirigent vers le col de Sestrières au dénivelé plus raisonnable, les autres vers le col d’Agnelo, plus rude. C’est là que je me dirige, la route est droite, bien plane, l’air est frais, agréable quand tout à coup, je sens une crevaison à l’arrière, encore. Je démonte: la valve est sectionnée et je n’ai plus de chambre à air de rechange! Je hèle Alain qui passe sur la route, et par chance, il peut m’en prêter une, je suis sauvé! Au village suivant, un jeune en trottinette électrique me conduit jusqu’à un atelier où j’achète les dernières chambres disponibles.

Me voici reparti mais comble de malchance, c’est maintenant la console de contrôle du moteur qui s’éteint ! Malgré tout, je reste tout à fait calme devant l’obstacle, c’est la première fois, car je sais que j’ai une solution de rechange : mon bricolage effectué lors du jour de repos. Je remets donc en service mon PhaseRunner avec une gâchette et je repars.
Mais avec tout cela, j’ai perdu 2 heures. Je pédale pour essayer de rattraper un peu mon retard. Mais le ciel se voile et je dois réduire l’assistance…
Au dernier village, le soleil fait une percée, je retrouve Jean-Louis et nous décidons de faire une pause pour recharger nos batteries.
Puis nous attaquons la partie la plus raide du col. Jean-Louis fait des efforts surhumains mais il est souvent stoppé par la pente trop forte. Il va monter ainsi par tronçons jusqu’à ce que Patrice, son coéquipier, le rattrape.
J’essaie de monter le plus régulièrement possible, mais les nuages ont envahi toute la vallée, ma batterie tiendra-t-elle jusqu’au col? La montée est interminable, à chaque replat, on croit être arrivé mais très vite, la pente redouble.

Lorsque j’aperçois enfin le col, la batterie est vide, je dois pousser le vélo quelques centaines de mètres. Quand une percée du soleil illumine la route, je peux enfourcher mon vélo et pédaler jusqu’au col. Dirk et Michel sont là pour nous accueillir, quel réconfort ! Je savoure l’instant! Le versant français du col est bien ensoleillé, j’oriente les panneaux pour recharger au mieux!
Antoine arrive à son tour au col, puis Arnaud qui doit lui aussi pousser son vélo. Plus tard c’est au tour d’Alain et de Jean-Marie. Tout le monde est content d’avoir réussi à passer ce col, le plus dur de ce Sun Trip.

Nous apprenons par les reporters de l’agence Zeppelin que Jean-Louis et Patrice resteront bivouaquer cette nuit sur le versant italien car la batterie de Jean-Louis est vide. Antoine et Arnaud décident de bivouaquer du côté français du col. Alain, Jean-Marie et moi filons au fond de la vallée dans le soleil couchant.

De Lanslebourg Val-Cenis à Pinerolo en Italie

Sun Trip Tour – 16 juillet, 11ème jour
Ce matin, nous partons tous pour le Col du Mont Cenis, nous roulons groupés pour que l’agence Zeppelin puisse réaliser de belles images de l’ensemble des vélos solaires.
Arrivés au col, un petit bal s’improvise dans l’euphorie générale, entraînés par la poésie de l’Homme Fanfare.
Photo de groupe au lac du Mont Cenis, puis une folle descente jusqu’à Suza.

Là, les suntripeurs se séparent, les uns choisissent la vallée, les autres attaquent le col du Finestre. C’est aussi mon choix, je commence l’ascension en pleine chaleur. Heureusement, très vite la route dispense ses lacets dans un sous-bois bien frais. La contrepartie est l’absence de soleil sur les panneaux.
Je roule derrière Ralf qui monte avec une régularité d’horloger. Nous doublons Bertrand qui s’est arrêté pour laisser refroidir les moteurs de son vélomobile. Nous atteignons bientôt les alpages, la forêt s’éclaircit, nos panneaux captent à nouveau le soleil. Mais le bitume a disparu pour faire place à un chemin de terre. Une pelleteuse étale du sable pour réparer les dégâts d’un orage. Ralf s’ensable et doit pousser son vélo. Je passe, la route pour le sommet est libre.
Au col nous attend l’équipe de l’agence Zeppelin : j’entends vrombir leur drones qui saisit des images des suntripeurs.
Le col est là tout proche: je vois Michel qui est arrivé en premier. Yesss, le fameux col de Finestre est vaincu!

Il ne reste plus que 40 km de descente jusqu’à Pinerolo. Mais il me faudra plus de temps que prévu à cause du glaçage de mes plaquettes de frein et d’une crevaison.

A Lansleboug Val-Cenis, pause pour les SunTripeurs

Sun Trip Tour – 15 juillet
Les organisateurs du Sun Trip avaient prévu qu’aujourd’hui serait un jour de repos, et il se trouve qu’aujourd’hui, il pleut ici à Lanslebourg Val Cenis, le ciel est gris, les nuages s’accrochent aux montagnes. Nous les avons beaucoup applaudi les organisateurs pour ce tour de force !
Nous profitons pleinement de ce temps, chacun à sa façon : piscine, sieste, visites, bière, réparation des vélos…

Je passe 4 heures à essayer de changer le contrôleur chinois de mon moteur par un contrôleur PhaseRunner associé à un Cycle Analyst. Cela me permettait de réguler précisément la puissance de ce moteur trop gourmand. Christophe Bayard (Vécolo) m’aide à souder un adaptateur, tout me semble réuni pour réussir, et pourtant, ce sera en vain. Je suis déçu mais je ne sais pas encore que cet adaptateur me sauvera dans quelques jours!

L’après-midi, nous exposons nos vélos solaires pour le grand public sur la grand place de Lanslebourg. Les contacts avec les touristes et les locaux sont nombreux et très sympathiques.